« La principale intention des médecins ou droguistes chinois, dans leurs cures, est, en effet, de réformer le pouls, autrement dit de le rétablir dans son état normal. Ils prétendent obtenir ce résultat :
1) Par évacuation, sueurs, vomissements, diète rigoureuse accordant tout juste un peu de riz pour nourriture et de l’eau pour boisson.
2) Par restauration, en s’efforçant par des décoctions, de restituer la chaleur absente ou l’humide radical.
Jamais de saignée et fort peu de purgations. »
{Livre, Médecine et l’occultisme en Chine (La), Henry Frichet, Ed. Astra}
Exposé de la théorie médicale des chinois d’après M. Darby, qui fut consul de France en Chine :
« Le corps humain avec ses nerfs, ses artères, ses veines, ses muscles ressemblent à un luth ou à tout autre instrument harmonieux dont chaque partie rend un son particulier, or, c’est par l’examen des pouls différents qui sont comme les touches et les sons de cet instrument qu’on peut juger de son altération. Tout est mouvement et, si tout ce qui se meut pousse un corps mobile, ce qui est mû cède ou résiste. Or le sang et les esprits vitaux étant en continuel mouvement poussent et pressent les vaisseaux dans lesquels ils sont portés. Il y a donc forcément des battements de pouls de certaines parties du corps et ces battements ne peuvent manquer d’indiquer et la qualité du sang et l’élasticité des vaisseaux, c’est à dire l’état de santé ou de maladie, ainsi que les diverses dispositions physiques. »
{Livre, Médecine et l’occultisme en Chine (La), Henry Frichet, Ed. Astra}
« L’art de porter un diagnostic se décompose en quatre temps :
1) L’observation directe, autrement dit l’impression causée par le visage et l’attitude du malade
2) L’auscultation
3) L’interrogation
4) La palpation. C’est la palpation du pouls qui renseigne de la façon la plus certaine.
{Livre, Médecine et l’occultisme en Chine (La), Henry Frichet, Ed. Astra}
Quelques préceptes généraux acceptés en Chine sans discussion depuis des siècles :
Lèvres noirâtres ou livides avec des frissons courant tout le long du corps : absence d’esprit vitaux : mort.
Lèvres noirâtres, froid aux dents, perte involontaire d’urine, horreur de toute nourriture : très mauvais symptôme.
Ongles violets, pis noirs : mort
Diminution notable de la vue, larmes coulant sans cesse et sans raison : foie gâté.
Langue noire dans une maladie chaude (fièvre typhoïde, …) : mort certaine
Langue jaunâtre au milieu, blanche sur les côtés et rouge au bout : tube digestif embarassé.
Langue diversement colorée : phtisie
Langue entièrement blanche : maladie incurable
Si le coin interne des yeux est un peu jaune, l’estomac est bon. La couleur rouge indique une maladie de coeur.
Quant au-dessous des yeux apparaissent les couleurs de l’arc-en-ciel : maladie de nerfs.
Au-dessous des yeux, une couleur bleue transversale est une menace de mort, etc…
{Livre, Médecine et l’occultisme en Chine (La), Henry Frichet, Ed. Astra}