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-Biocarburant
Un biocarburant est un carburant fabriqué à partir de produits agricoles (colza, betterave, pomme de terre, céréales, canne à sucre) utilisé comme additif aux carburants traditionnels ou comme produit de substitution.
On dit ainsi d'un biocarburant qu'il est un bio-additif lorsqu'il est mélangé à l'essence dans une proportion de 0 à 5 %, et qu'il est un bio-composant quand la proportion est de 5 à 30 %, comme dans le diester, mais on évite sagement d'évoquer les proportions plus fortes, et encore moins l'usage unique.

{Site Internet, www.moteurnature.com/data/biocarburant_hvb_biodiesel_ethanol_btl.php}

Il y a 3 types de biocarburants :
- Solides : biocombustibles
- Liquides : biohuile, biodiesel, bioethanol
- Gazeux : biogaz, gaz de biosynthèse

     -Caractéristiques

          -Rejet de CO2
En règle générale, on considère que le bilan des GES de la biomasse tout au long du cycle de vie de celle-ci est neutre. Ainsi, la biomasse n'ajoute rien au résultat global des GES pas plus qu'elle n'en n'enlève (c'est-à-dire que les végétaux et les arbres consomment du dioxyde de carbone au moment où ils croissent et en libèrent lorsqu'ils sont consommés ou qu'ils meurent). Cependant, les procédés employés par l'homme pour modifier, utiliser ou enrichir la biomasse peuvent être une source importante d'émissions de GES.
{Site Internet, http://www.sdtc.ca/fr/knowledge/RenewableFuel-Biofuels.pdf}

Émissions en grammes de CO2 :
1 kWh charbon : 800 à 1050 grammes de CO2 (suivant la technologie)
1 kWh pétrole : 818 grammes de CO2
1 kWh cycle combiné à gaz : 430 grammes de CO2
1 kWh nucléaire : 6 grammes de CO2
1 kWh hydraulique : 4 grammes de CO2
1 kWh photovoltaïque : 60 à 150 grammes de CO2 (**)
1 kWh éolien : 3 à 22 grammes de CO2 (**)
(**) Selon le pays de fabrication des appareils et de la production d'énergie du pays (électricité nucléaire, hydraulique, charbon...). L'amortissement se fait en 20 à 30 ans suivant les variantes. (Source : x-environnement)

{Site Internet, http://www.rac-f.org/article.php3?id_article=380}


          -Indice de cétane, Indice d'octane
L'indice de cétane évalue la capacité d'un carburant à s'enflammer. Cette caractéristique est particulièrement importante pour le gas-oil où le carburant doit ''s'auto-enflammer'' sous l'effet de la compression de l'air enfermé dans le cylindre.
Le zéro de l'échelle de cet indice est donné par la valeur du méthylnaphtalène qui a une forte résistance à l'inflammation et la valeur 100 est donnée par le cétane qui s'enflamme facilement.
L'indice de cétane est utilisé pour les moteurs diesel.
L'indice d'octane est l'équivalent pour les moteurs à essence.

          -Détergence
Capacité à nettoyer les réservoirs et durites.

          -Emissions, Imbrulés
Les biocarburants ont des qualités techniques reconnues comme carburants et additifs. Le bioéthanol et l'ETBE ajoutés à l'essence apportent par exemple de l'oxygène, ce qui permet une combustion plus complète du carburant.
Autre qualité, les biocarburants contribuent à la préservation de l'environnement. Des tests ont ainsi montré qu'un gazole mélangé à 30% d'ester permettait certaines réductions d'émissions polluantes par rapport au gazole pur.

{Site Internet, http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=12475}


          -Miscibilité
Capacité du biocarburant à se lier avec d'autres carburants (indispensable si les bio carburants doivent être utilisés en même temps que l'essence ou le gazole).

          -Viscosité
Caractéristique à être plus ou moins fluide.
Plus la température est élevée, et plus le biocarburant est fluide.

          -Sensibilité au froid
Gazole : -35°C
Colza : -11°C
Tournesol : 0°C

          -Bilan énergétique des biocarburants
D'un point de vue énergétique,
- Le rendement énergétique défini comme le rapport entre l'énergie restituée sur l' énergie non renouvelable mobilisée) pour les filières de production d' éthanol de blé et betterave est de 2 à comparer avec le rendement pour la filière essence de 0,87.
- Le rendement énergétique des filières ETBE [éthyl tertio butyl éther] de blé et betterave est voisin de 1 contre un rendement de la filière MTBE [additif d'origine pétrolière utilisé pour améliorer l'indice d'octane] de 0,76.
- Enfin, la filière EMHV [ester méthylique d'huiles végétales] présente un fort rendement énergétique proche de 3, à comparer avec le rendement du gazole de 0,9.

{Site Internet, www.industrie.gouv.fr/energie/renou/biomasse/enjeuxbiocarburants.htm.}

Energie restituée / Energie non renouvelable mobilisée :
- Essence : 0,873
- Ethanol Blé : 2,05
- Ethanol Betterave : 2,05
- MTBE : 0,76
- ETBE Blé : 1,02
- ETBE Betterave : 1,02
- Gazole : 0,917
- Huile Colza : 4,68
- Huile Tournesol : 5,48
- EMHV Colza : 2,99
- EMHV Tournesol : 3,16
Indicateur effet de serre (g eq. CO2/kg)
(avec hypothèse de combustion totale des produits, effectuée sur la base de leur teneur en carbone) :
- Essence : 3635
- Ethanol Blé : 505
- Ethanol Betterave : 527
- MTBE : N/C
- ETBE Blé : 2336
- ETBE Betterave : 2346
- Gazole : 3454
- Huile Colza : 601
- Huile Tournesol : 468
- EMHV Colza : 787
- EMHV Tournesol : 671

{Site Internet, http://www.ademe.fr/partenaires/agrice/publications/documents_francais/synthese_bilans_energetiques_fr.pdf}

L'aquazole est une émulsion de gazole avec 13% d'eau mise au point par la société ELF Antar France. Celle-ci permet de réduire les fumées et les oxydes d'azote de 20 à 30% sur les autobus les plus anciens.
L'aquazole s'est par exemple généralisé sur le centre bus de Lagny en France.

{Site Internet, http://www.notre-planete.info/environnement/carburantsalter.php}


          -Pouvoir calorifique
Quantité d'énergie libérée par le biocarburant.
PCI (Pouvoir Calorifique Inférieur) :
Quantité de chaleur dégagée par la combustion complète d'une unité de combustible, la vapeur d'eau étant supposée non condensée et la chaleur non récupérée. Il se calcule en déduisant au PCS la chaleur de condensation de l'eau (2511 kJ/kg) formée au cours de la combustion et éventuellement de l'eau contenue dans le combustible.

{Site Internet, http://www.bioethanolcarburant.com/index.php?tag/ble}

PCS (Pouvoir Calorifique Supérieur) ou PCI Volumique :
Quantité de chaleur exprimée en kWh ou en MJ qui serait dégagée par la combustion complète de 1 mètre cube de gaz, l'eau formée pendant la combustion étant ramenée à l'état liquide et les autres produits étant à l'état gazeux.

{Site Internet, http://www.bioethanolcarburant.com/index.php?tag/ble}

PCI PCS / PCIv %*
MJ/kg MJ/L
Essence 42,50 32,4
Méthanol 19,90 15,8 49%
Ethanol 26,80 21,3 66%
MTBE 35,22 26,3 81%
ETBE 35,88 26,9 83%

Gazole 42,80 36
EMHV Colza 37,39 33,0 92%
EMHV Tournesol 37,02 32,7 91%
Colza 37,20 34,3 95%
Tournesol 37,70 34,9 97%
Palme 35,60 32,1 89%
Biohuile 17,00

Kérosène 43,30
GPL 46,10
GNV 48,00
Hydrogène 120,00
Iso-octane 44,40
Iso-heptane 44,60
Iso-butène 44,70
Chanvre 16,46 17,6 49%

* Pourcentage PCS du biocarburant par rapport à l'essence ou au gazole
Sources :
http://www.lsi.industrie.gouv.fr/energie/renou/biomasse/ecobilan.pdf
http://www.ademe.fr/htdocs/publications/publipdf/chanvre.pdf
http://www.industrie.gouv.fr/energie/renou/biomasse/enjeuxbiocarburants.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Carburant
http://www.codeart.org/technique/energie/huile_palme_combustible_moteur/VERSION%20FINALE%20TEXTE.pdf
http://www.carburant-modelisme.com/methanol.htm
http://www.inaro.de/France/F_MATERE/energie/huile/diester4.htm
http://valenergol.free.fr/dossiers/protection2001.htm
http://www.sdtc.ca/fr/knowledge/RenewableFuel-Biofuels.pdf

     -Combustibles solides, Biocombustibles
La combustion directe suppose la combustion de biomasse solide directement ou après le prétraitement (séparation, séchage, calibrage, etc.) convenant à la méthode de combustion. Il s'agit de la plus ancienne forme de production de chaleur pour la cuisson et le chauffage des locaux. Les systèmes de combustion avancés peuvent maximiser la production de chaleur, de vapeur et d'électricité.
En 2002, la biocombustion de solides représentait 6 % de la production totale d'énergie du Canada, provenant en grande partie d'usines de pâtes et papiers et de scieries (certaines usines sont des exportateurs nets d'énergie).
Les résidus de sciage, comme l'écorce, la sciure et le combustible de déchets de bois sont récupérés et brûlés comme combustible dans des usines de pâtes. La cogénération d'électricité et de vapeur peut augmenter l'efficience globale du procédé. L'ajout de biomasse à des chaudières à charbon peut réduire les émissions parce que la biomasse contient très peu de soufre ou d'azote. Cependant, en moyenne, le contenu énergétique de la biomasse est environ 30 % plus faible qu'une quantité équivalente de carburants fossiles. Par exemple, le contenu énergétique de la biomasse solide est de 35 GJ/tonne (carbonne), par rapport à environ 42 GJ/t pour le charbon, 51GJ/t pour le pétrole et 66 GJ/t pour le gaz naturel. Ce qui signifie que plus de biomasse doit être consommée pour produire une quantité équivalente d'énergie.

{Site Internet, http://www.sdtc.ca/fr/knowledge/RenewableFuel-Biofuels.pdf}

Parmi les pays industrialisés, la Suède est, avec la Finlande, le plus grand utilisateur de biocombustibles. Dans le cas de ces deux pays, il s'agit essentiellement de biomasse forestière. La valorisation énergétique de la biomasse exige des techniques modernes en matière de récolte, de transport, de transformation et surtout de conversion d'énergie. Au cours des 20 dernières années, les industries suédoises et finlandaises ont développé avec succès ces technologies. Les biocombustibles constituent actuellement la seconde source d'énergie en Suède après le pétrole.
L'industrie des pâtes et papiers consomme à des fins énergétiques de grandes quantités de liqueurs noires et d'écorces issues de la fabrication de la pâte. Les scieries brûlent des copeaux et des sciures sèches pour la production d'électricité, de vapeur et de chauffage. Les copeaux servent également à la fabrication de combustibles compressés tels que les granulés et les briquettes.
Les compagnies suédoises de chauffage urbain sont aussi grosses consommatrices de biocombustibles. Plus de la moitié de l'énergie servant au chauffage des villes suédoises est issue de la biomasse.
Les biocombustibles sont également utilisés dans de petites installations. On estime qu'à la fin de l'année 2003 quelque 50 000 foyers étaient chauffés et alimentés en eau chaude sanitaire par des chaudières à granulés. Ce type de chaufferies assure notamment le chauffage à de nombreuses écoles, maisons de retraite et petits lotissements.
Environ 5 TWh d'électricité sont aussi produits en Suède à partir de la biomasse, une production partagée à parts à peu près égales entre l'industrie et les compagnies de chauffage urbain. La contribution de la bioélectricité est appelée à augmenter, notamment grâce à l'introduction d'un système d'aide à base de certificats verts.

{Site Internet, http://www.sweden.se/templates/cs/CommonPage____9519.aspx}


     -Combustibles gazeux

          -Biogaz
En écologie, la biomasse est la masse totale (quantité de matière) de toutes les espèces vivantes présentes en un milieu naturel donné. Dans le domaine de l'énergie, le terme de biomasse regroupe l'ensemble des énergies provenant de la dégradation de la matière organique.
{Site Internet, http://www.bioethanolcarburant.com/index.php?tag/ble}

Le Biogaz est un processus vieux comme le monde :
Les matières organiques, en l'absence d'air entrent en fermentation sous l'effet spontané de micro - organismes (bactéries) présents dans tous les milieux.
Cette fermentation génère une production de gaz, composé pour 60% de méthane (CH4) et 40% de gaz carbonique (CO2).
Les matières dites organiques regroupent l'ensemble des composés du carbone. En font partie les productions courantes de la vie, humaine ou animale, telles que les déjections ou la partie fermentescible des déchets ménagers.
Le méthane obtenu par la fermentation des matières organiques (la méthanisation) a la même composition que le gaz dit " naturel ", par exemple le gaz français de Lacq, ou le gaz importé d'Algérie , de Russie, etc. Comme eux, il doit subir une purification avant d'être utilisé aux mêmes fins.

{Site Internet, http://incinerateur.non.free.fr/pagefr.html}

La méthanisation, qu'est-ce que c'est ?
La méthanisation est une fermentation méthanique qui transforme la matière organique en compost, méthane et gaz carbonique par un écosystème microbien complexe fonctionnant en absence d'oxygène. Elle est utilisée afin d'éliminer la pollution organique en consommant peu d'énergie, en produisant peu de boues et en générant un énergie renouvelable : le biogaz.
Les avantages de la méthanisation en tant que procédé de dépollution sont nombreux. Le méthane produit est utilisable comme source d'énergie. Ainsi, 1 m3 de méthane est équivalent à 1 litre de mazout et il est inodore. Le biogaz contient de 55 à 85% de méthane et peut être débarrassé de l'hydrogène sulfuré. Sa valorisation sur place est sûre en termes de débouchés et l'investissement faible dans le cas d'une valorisation thermique directe par combustion.
Les quantités de boues obtenues sont faibles, le procédé est énergétiquement sobre et le bilan carbone est neutre.

{Site Internet, http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=18894, Publié dans l'édition du mercredi 29 novembre 2006 (page 4)}

Une alternative à laquelle on croit dur comme fer outre Rhin pour remplacer en partie les énergies fossiles s'appelle le Btl, pour "Biomass to liquid" désignant le dernier né des bio-carburants. Le potentiel de production actuel serait déjà énorme. "Il y a déjà assez de biomasse (la somme des énergies renouvelables) présente en Allemagne pour une large production du Btl qui pourrait couvrir 20% de la consommation actuelle en carburant", rapporte l'étude de l'agence Dena.
{Site Internet, http://www.latribune.fr/info/Une-etude-prevoit-un-grand-potentiel-aux-nouveaux-biocarburants-outre-Rhin-~-IDB786FF6A599363E5C125724300502D85-$Db=Tribune/Articles.nsf}


     -Combustibles liquides

          -Biocarburant ajouté à l'essence (BioEthanol)
Le bioéthanol est de l'Ethanol d'origine agricole obtenu après fermentation des sucres de matières premières végétales (betterave à sucre, céréales, pomme de terre, topinambour, bois) ou de " déchets " (petit-lait, vieux papier, ...).
{Site Internet, http://www.bioethanolcarburant.com/index.php?tag/ble}

L'Ethyl Tertio Butyl Ether (ETBE) est utilisé en mélange à l'essence comme biocarburant. Dérivé du bioéthanol, l'ETBE est obtenu par réaction entre une molécule de bioéthanol et l'isobutène (49% de bioéthanol et 51% d'isobutène), issu du produit du raffinage du pétrole. Il se substitue très bien au plomb, et comme le Diester, il améliore la qualité de l'air.
{Site Internet, http://www.bioethanolcarburant.com/index.php?tag/ble}

L'ETBE est utilisé comme additif à hauteur de 5 % à l'essence en remplacement du plomb.
{Site Internet, http://fr.wikipedia.org/wiki/Biocarburant}

L'E85 est un carburant qui contient, en volume, 85% de bioéthanol et 15% d'essence.
De la même façon, l'E5 ou l'E10 contiennent respectivement 5 et 10% de Bioéthanol, le reste étant de l'essence.

{Site Internet, http://www.bioethanolcarburant.com/index.php?tag/ble}

Le ministre délégué à l'Industrie François Loos a donné jeudi 01/06/2006 son feu vert à l'utilisation expérimentale en France d'un nouveau carburant vert d'origine agricole, le bio-éthanol E-85 (85% d'éthanol, 15% d'essence), une étape sur la longue route de l'après-pétrole.
Les éthanols sont issus de la betterave à sucre, du blé, du maïs ou de la canne à sucre.
Jusqu'à présent, seul 5% d'éthanol est permis dans les bio-carburants déjà disponibles dans les stations-service et qui ne représentent qu'une part négligeable du marché.
A Châlons, le ministre a évoqué la construction de "seize usines pour la production du diester (biocarburant pour le diesel) et d'éthanol (biocarburant pour essence). Ces 16 usines représentent deux milliards d'investissement".

{Site Internet, SOS-planete , http://terresacree.org, 01/06/2006, Lancement de l'E-85}


          -Biocarburants ajoutés au gazole (Esters)
Les Esters Ethyliques d'Huile Végétale (EEHV) sont obtenus à partir d'une estérification d'huiles végétales (colza ou tournesol) par du Bioéthanol. Ils s'incorporent dans le diesel.
Les Esters Méthyliques d'Huile Végétale (EMHV) sont obtenus à partir d'une estérification d'huiles végétales (colza, tournesol, ...) par du méthanol. Ils s'incorporent dans le diesel.

{Site Internet, http://www.bioethanolcarburant.com/index.php?tag/ble}

Dérivés d'huiles végétales ou animales par trans-estérification, le biodiesel, aussi appelé en France Diester™, ou scientifiquement des E.M.H.V. (Esters-Méthyles d'Huiles Végétales)
{Site Internet, http://fr.wikipedia.org/wiki/Biocarburant}

Extraction Huile végétale + Purification + Estérisation => Biodiesel
{Site Internet, http://lasen.epfl.ch/webdav/site/lasen/shared/biodiesel.pdf}

Selon certaines sources l'inventeur du biodiesel serait un certain Monsieur Expedito Parente, un chercheur célèbre au Brésil (il a été décoré pour ses travaux là-bas) qui a mis au point les premier litres de biodiesel en 1977. A cette époque le biodiesel était appelé PRODIESEL. 300.000 litres de Prodiesel furent produits entre 1980 et 1984 pour valider l'utilisation de ce carburant dans différents moteurs. Le 24 octobre 1984 a même eu lieu le premier vol d'un avion (un " Bandeirente " de la société Embraer) utilisant du biokerosene à 100% entre Säo José dos Campos et Brasilia. Et que fait Monsieur Parente actuellement ? Et bien il est président de la société Tecbio et vient de signer cette semaine un contrat avec Boeing pour des tests avec du biokérosène.
{Site Internet, http://eole.over-blog.net/ }

Certains pays utilisent de l'huile issue des graisses animales (filière équarrissage) à la place de l'huile végétale. Cela permet de concevoir de l'Esther méthylique d'huile animale (EMHA).
Biogazole de synthèse : Procédé NextBTL :
On peut produire du biogazole de synthèse grâce au procédé NextBTL qui permet par hydrogénation des corps gras issus d'huiles végétales ou de graisses animales, de produire un biogazole dont les propriétés sont comparables voire supérieures à celles du gazole (faible densité, indice de cétane élevé, bonnes performances à froid).
Ce carburant ne sera produit qu'à partir de 2008.

{Site Internet, http://www.industrie.gouv.fr/energie/renou/biomasse/enjeuxbiocarburants.htm#5}


          -Ethanol, Méthanol, Butanol
L'éthanol : la fermentation directe de sucres produit de l'éthanol, un alcool qui peut remplacer l'essence. Une petite proportion d'éthanol peut aussi être ajoutée dans du gas-oil mais cette pratique est très rare.
Pour l'éthanol, La mélasse de canne à sucre est un exemple typique de coproduit agricole valorisable en biocarburant. Chaque tonne de sucre de canne s'accompagne de 300 kg environ de ce mélange de sucres, d'eau et de cendres, assez pour produire quelques 75 litres d'éthanol. En théorie, toute la mélasse de canne à sucre du monde (environ 30 Mt/an) permettrait donc de produire 130 000 barils/jour d'éthanol. Mais en fait, une grande partie de la mélasse est déjà utilisée : nourriture pour animaux, industrie chimique, production de rhum, spécialités culinaires... La quantité de mélasse réellement disponible est donc bien moindre, et plus difficile à évaluer.
D'autre part, un procédé a récemment été développé (mais non encore employé à l'échelle commerciale) pour " digérer " la cellulose à l'aide d'une enzyme, c'est-à-dire la dépolymériser en glucose pouvant ensuite être fermenté. Ce système permettrait de produire de l'éthanol à partir de matières ligno-cellulosiques, telles que de la paille, des déchets de bois, de la bagasse de canne à sucre, voire de l'herbe de tonte. La première étape consisterait à séparer lignine et cellulose, comme dans la production de pâte à papier. La paille est produite en volume énorme (plus de 2 milliards de tonnes par an), mais là aussi la grande majorité n'est pas disponible.

{Site Internet, http://fr.wikipedia.org/wiki/Biocarburant}

Le Brésil, principal producteur d'alcool à base de canne à sucre, est le premier pays à avoir implanté depuis trois ans avec succès la technologie "flex fuel" permettant aux voitures de rouler indifféremment à l'essence, additionnée de 20% d'alcool, ou à l'éthanol pur. Plus de 70% des voitures immatriculées actuellement au Brésil sont équipées de moteurs bi-carburant.
José Goldemberg, secrétaire à l'environnement du l'Etat de Sao Paulo, pense que "le remplacement de l'essence par l'éthanol peut être atteint".
Pour que la part de l'éthanol dans l'essence passe de 2% à 10% dans le monde, il suffirait selon lui de planter neuf millions d'hectares en canne à sucre, en plus des 20 millions existant.
L'UNICA considère de son côté que le Brésil dispose de suffisamment de terres arables pour répondre à la demande. La superficie plantée en canne à sucre s'élève à 5,5 millions d'hectares. Selon M. de Carvalho, 100 à 150 millions d'hectares sont disponibles au Brésil pour planter la canne à sucre sans irrigation et sans abattre un seul arbre, notamment sur d'anciens pâturages.

{Site Internet, SOS-planete , http://terresacree.org, 09/04/2006, Champion de l'ethanol, le Bresil veut faire des emules dans le monde}

le méthanol : le méthanol (ou alcool de bois) est aussi utilisable, en remplacement partiel (sous certaines conditions) de l'essence, comme additif dans le gasoil, ou, à termes, pour certains types de piles à combustible.
{Site Internet, http://fr.wikipedia.org/wiki/Biocarburant}

le butanol : des jus sucrés (topinambours) ou des produits cellulosiques (papier, luzerne, betterave, pommes de terre, sorgho, manioc, canne à sucre, bois, tiges et rafles de maïs, paille), par fermentation acétonobutylique, donnent le mélange MBAE (butanol, acétone, éthanol). 20 kg de topinambours donnent 1 kg de MBAE. Associé au méthanol, forme un biocarburant. Rendement : 80 %. Prix de revient : 0,32 €/l.
{Site Internet, http://www.quid.fr/2007/Energie/Biomasse_Ou_Energie_Verte/1?refnum=10253501}


          -Huile végétale pure
L'utilisation d'huile végétale pure comme carburant n'est possible que dans les moteurs diesels.
Ces derniers peuvent fonctionner avec des huiles végétales pures (tournesol, colza, etc...).
Les armées coloniales utilisaient déjà ce carburant lorsque le gasoil était rare et Rudolf Diesel lui même a fait marcher le tout premier moteur du même nom, non pas au gasoil mais à l'huile de lin.
M. Charles de Courson. (...) Enfin, dernier point, la question industrielle. Plusieurs collègues l'ont évoquée en commission et tout à l'heure dans leur intervention. La France veut-elle vraiment manquer un train dans lequel les autres pays montent ? L'Espagne investit à fond dans les biocarburants, tout comme l'Allemagne, les Etats-Unis et la Suède qui est l'un des modèles en Europe, y compris pour l'incorporation directe qu'elle pratique depuis très longtemps. En France, nous sommes encore en train de céder aux pressions du lobby des industries pétrolières qui veut nous faire croire que l'incorporation directe pose d'énormes problèmes techniques, ce qui est tout à fait faux : elle est pratiquée dans le monde entier et le problème est tranché depuis plus de quinze ans. Arrêtons donc de dire qu'il faut encore faire des expérimentations ! La question est simple : la France veut-elle, une nouvelle fois, manquer le train des biocarburants, alors qu'elle a été pionnière dans ce domaine ? J'espère, mes chers collègues, que vous nous apporterez votre soutien pour l'incorporation directe et la fixation d'une détaxation cohérente. (...)
M. Jean Dionis du Séjour. (...) Par ailleurs, il manque dans notre droit un dispositif fiscal spécifique pour les " huiles pures végétales ", produites soit directement par les agriculteurs, soit par les structures coopératives, soit par des unités industrielles qui font de l'huile alimentaire et partiellement du biocarburant. C'est pourtant une filière qu'il faut développer. J'espère donc pouvoir défendre un amendement pour simplifier les procédures d'agrément de cette filière des huiles pures végétales. (...)

{Dossier, Extrait de délibération : France - Assemblée Nationale - 2e Séance du 4 Décembre 2003 - Loi de Finances rectificative pour 2003}

En clair, si nous prenons le pétrole comme énergie non renouvelable de référence, avec un litre de pétrole utilisé, nous fabriquons 0.9 litre d'essence ou de gazole et avec le même litre nous pouvons produire entre 4 et 6 litres d'huile végétale pure utilisable comme carburant. De plus, le tournesol, adapté aux régions du Sud, est moins exigeant que le colza en engrais ou traitements et a donc un meilleur rendement énergétique.
Ces courts extraits suffisent à eux-mêmes pour nous démontrer que dans tous les cas de figure, les biocarburants ont un bilan énergétique largement meilleur que le gazole ou l'essence.
Nous voyons également que les biocarburants utilisés actuellement en complément dans l'essence ou le gazole ont un bilan énergétique largement inférieur aux biocarburants interdits (par exemple : 5,48 pour l'huile de tournesol contre 3,16 pour l'EMHV de tournesol).

               -Procédé de fabrication
Dans le sud de la France c'est plutôt le tournesol qui est utilisé et dans le nord le colza. Après la récolte, les graines de tournesol sont triées pour éliminer les salissures et ainsi faciliter la trituration. Le pressage des graines se fait à l'aide d'une tritureuse qui effectue une pression " à froid " par opposition à la pression " à chaud " réalisée communément dans l'industrie lors de la fabrication d'huile de tournesol alimentaire. Les produits obtenus sont, d'un coté, une huile alimentaire de très bonne qualité qui peut être utilisée comme carburant, et également du tourteau gras pour l'alimentation animale. Pour l'utilisation comme carburant, l'huile doit être décantée puis filtrée avec une finesse minimum de 10 microns. Le carburant végétal est ensuite stocké. Une tonne de tournesol donne entre 300 et 400 litres d'huile et 600-700 kg de tourteau (variable suivant les variétés, le rendement des machines, la propreté des graines).
{Site Internet, http://www.olifere.org/articles/h-huile-carburant.php}


               -Adaptation des moteurs
B) Moteurs utilisables
B1 : moteurs à injection directe (camions + quelques moteurs de voiture).
Dosage: 15 % maxi d'H.V. B. mélangée au gazole (au dessus, risque de gommage du moteur).
B2 : moteurs à injection non directe montée en température de l'H.V.B. dans la chambre de précombustion.
Dosage d'HVB Equipement
1 à 29%Néant.
30 à 49 %Ajouter un pré-filtre à haute perméabilité.
50 à 100 %Ajouter, en plus, une pompe de prégavage plus une sonde de préchauffage pour l'hiver.
100 %, perte, uniquement à plein régime, de 3 % de la puissance.
Quel que soit l'équipement, possibilité de rouler avec 100 % de gazole.

{Site Internet, http://valenergol.free.fr/produits/huile.htm}

L'huile végétale pure ayant une plus grande viscosité que le gasoil, afin de fonctionner à plus de 30 %, suivant les modèles de moteurs et de véhicules, on envisagera quelques modifications simples :
- retarage des injecteurs
- dispositif de réchauffage du carburant grâce au circuit de refroidissement du moteur ou électrique.
- pompe électrique additionnelle pour améliorer le débit de carburant
- dispositifs de bicarburation : démarrage et arrêt au gasoil, passage à l'huile lorsque le moteur est chaud.

{Site Internet, http://www.olifere.org/articles/h-huile-carburant.php}

L'huile végétale peut-elle nuire à mon moteur ?
Non, l'huile végétale n'est pas dommageable pour votre mécanique si elle est bien utilisée. Si votre système de conversion est adéquat et que l'huile que vous utilisez est convenablement traitée, vous ne devriez pas éprouver de problème. Certaines études universitaires et certains scientifiques présument que l'huile végétale utilisée comme combustible est même supérieure que le diesel conventionnel. La viscosité de l'huile est nettement supérieure au diesel, ce qui lubrifie donc les composantes mécaniques.

{Site Internet, Extrait du site www.vegetalcar.com}

Puis-je utiliser les 2 types de carburants en même temps ?
Oui, sans problème. Même si vous manquez d'huile végétale pendant votre trajet, vous pourrez consommer du diesel pour terminer votre course. Il est donc possible d'alterner comme bon vous semble d'un combustible à un autre.

{Site Internet, Extrait du site www.vegetalcar.com}


               -Initiatives individuelles et collectives
En France, de nombreuses personnes, individuellement ou en groupe, produisent et utilisent pour leur voiture ou leur tracteur de l'huile végétale pure-carburant. Parmi les pionniers, on peut citer Jean-Loup Lesueur (31) et la société Valénergol (47). En Tarn et Garonne, quelques agriculteurs ont franchi le pas et l'association OLIFERE 82 (Organisation Locale d'Initiatives en Faveur des Energies Renouvelables et pour l'Environnement) a été créée fin 2003 pour promouvoir les énergies renouvelables, en particulier celles issues de l'agriculture.
Autre avancée importante : la création de l'IFHVP (Institut Français de l'Huile Végétale Pure) dont le siège est à la chambre d'agriculture de Lot et Garonne. Une motion de soutien à la production d'HVP carburant a d'ailleurs été votée à l'unanimité, tous syndicats confondus, le 20 mai 2003 par les élus de cette même chambre d'agriculture.

{Site Internet, http://www.olifere.org/articles/h-huile-carburant.php}


               -Messages concernant l'utilisation d'huile végétale
Il est intéressant de savoir que rouler à l'huile est une infraction en France mais pas en Europe (cherchez l'erreur !).
Ce message donne un modèle de texte à ajouter à un procès verbal dont vous seriez l'une des parties en cause, à l'occasion d'un contrôle douanier par exemple, et pour lequel les Douanes vous reprocheraient de détenir et d'utiliser de l'huile végétale en tant que carburant dans le véhicule contrôlé.
Je, soussigné (NOM et Prénom), reconnais les faits désignés ci-dessus, mais en conteste le bien fondé, car :
Contraire aux directives européennes 2003/30/CE et 2003/96/CE, concernant l'utilisation d'huiles végétales comme carburant alternatif (ou additif) et destinées à limiter la dépendance de l'Europe et de la France, vis-à-vis du pétrole.
En total désaccord avec la Charte de l'environnement, adoptée par le Sénat le 24 juin 2004 et l'Assemblée Nationale le 28 février 2005 (Loi Constitutionnelle nº 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la Charte de l'environnement) et m'empêchant notamment, de mettre en application les paragraphes 2 et 3 de l'article 2.
En vertu de quoi, je signale par les présents écrits, porter les faits devant les tribunaux compétents.
Fait à : (lieu) Le : (date et heure)
il est conseillé de signer immédiatement à la fin des déclarations, pour que personne n'est "l'idée" de rajouter quoi que ce soit après coup...

{Site Internet, http://www.oliomobile.org/forum/viewtopic.php?p=51175}


               -Impacts quantifiés de la diffusion des HVP
Superficie des cultures (Ha) :
A: 600 000
B: 1 200 000
C: 4 000 000
Véhicules :
A: 500 000
B: 1 000 000
C: 3 260 000
Volume HVP (Milliers litres) :
A: 480
B: 960
C: 3 200
Tourteau (Millions de tonnes) :
A: 1
B: 2
C: 6,4
Emission de GES évitées (Millions de tonnes équivalent CO2) :
A: 2,1
B: 4,3
C: 14,2
Emplois créés :
A: 6 000
B: 12 000
C: 40 000

A : prévision 2010 rapport Desmarescaux (plus de 100 000 ha sont déjà cultivées sur jachères pour la production d'EMC)
B : cette hypothèse correspond à la superficie totale des jachères en 2002
C : Hypothèse du plan " Terres énergie pour des biocarburants indépendants ". Ce scénario implique de cultiver les friches et de substituer le tournesol à d'autres cultures excédentaires.

En France, le nombre total de véhicules avoisine les 60 millions.
Dans le scénario C, 5% des véhicules pourraient carburer à l'HVP.

Selon la France Agricole, une production de bio carburants équivalente à 1% des combustibles fossiles utilisés en Europe créerait entre 45 000 et 75 000 emplois.

Plus de 2000 espèces végétales contiennent de l'huile. A l'échelle mondiale, il suffirait de cultiver 2,6% de la surface de la Terre avec des palmiers pour remplacer la demande en énergie fossile.

{Dossier, Institut Français des huiles végétales pures, rapport de synthèse 2005}

En France, le nombre total de véhicules avoisine les 60 millions.
Dans le scénario C, 5% des véhicules pourraient carburer à l'HVP.
Selon la France Agricole, une production de bio carburants équivalente à 1% des combustibles fossiles utilisés en Europe créerait entre 45 000 et 75 000 emplois.
Plus de 2000 espèces végétales contiennent de l'huile. A l'échelle mondiale, il suffirait de cultiver 2,6% de la surface de la Terre avec des palmiers pour remplacer la demande en énergie fossile.

{Dossier, Institut Français des huiles végétales pures, rapport de synthèse 2005}

Les biocarburants de nouvelle génération pourraient représenter en Allemagne 35% de la consommation d'énergie dans les transports d'ici 2030, à côté du recours aux carburants fossiles (gazole, essence). Cela reviendrait à décupler la proportion actuelle de 3,6% dans la consommation de carburants, rapporte une étude présentée aujourd'hui [13/12/2006] à Berlin par l'agence pour l'énergie Dena.
{Site Internet, http://www.latribune.fr/info/Une-etude-prevoit-un-grand-potentiel-aux-nouveaux-biocarburants-outre-Rhin-~-IDB786FF6A599363E5C125724300502D85-$Db=Tribune/Articles.nsf}

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur les huiles végétales pures, contactez l'Institut Français des huiles végétales pures (http://www.ifhvp.org/accueil/accueil.php). Ils ont créés des rapports de synthèse très complets sur le sujet.

          -Huile d'algues
Des scientifiques américains, japonais, allemands et français recherchent actuellement à produire à l'échelle industrielle du carburant à base d'huile produite par des algues riches en triglycérides. Il existe en effet des espèces d'algues microscopiques très riches en huiles (jusqu'à 50% de leur masse). Ces algues sont de véritables centrales biochimiques miniatures capables de fixer le CO2 et de le transformer d'abord en sucre puis en huile grâce au mécanisme de la photosynthèse et à un équipement enzymatique approprié. Les triglycérides obtenus peuvent être convertis facilement en des molécules utilisables dans les moteurs à combustion. Se prêtant facilement à la culture automatisée dans des bioréacteurs et pouvant se nourrir de nos déchets, les algues microscopiques semblent constituer une option prometteuse. Des obstacles sont cependant à considérer : le prix de production, double de celui des carburants pétroliers, l'approvisionnement en eau et en CO2, le traitement des eaux.
{Site Internet, http://www.oliomobile.org/forum/viewtopic.php?p=11931&sid=b076df2431d99d57e3f62314bf189f9a, Source : ValBioMag mars 2005 - http://www.notre-planete.info/actualites/lireactus.php?id=500}


          -Biohuile
Il est possible de créer un biocombustible à partir de la plate-forme thermochimique sans étape catalytique. On a recommandé l'utilisation de biohuile comme substitut pour le mazout lourd, et ce combustible a été approuvé pour les chaudières des installations de chauffage centralisé en Suède. Aux États-Unis, on l'a mélangé avec succès à du charbon dans une installation de cocombustion. Le Centre de la technologie de l'énergie de CANMET étudie un procédé brûlant une microémulsion de biohuile qui permet de la mélanger et de l'utiliser dans des moteurs diesel ordinaires.
{Site Internet, http://www.fpac.ca/en/who_we_are/pdfs/Publications/CFIC_Transformative_Technologies_Forum_Final_Report.pdf}

La biohuile est un condensat liquide noir dont la création s'effectue typiquement par le procédé de pyrolyse. Elle est exempte de soufre et a une teneur très faible en minéraux et en azote, ce qui en fait un substitut attrayant des combustibles fossiles ou, avec l'ajout de surfactants, permet un mélange avec des carburants à base de pétrole pour une utilisation dans des moteurs à combustion interne. Les intervenants de l'industrie soulignent qu'une usine de 150 tonnes anhydres/jour produirait environ 9 Ml de biohuile par année.
Les usines de pyrolyse coûtent moins cher à construire que les chaudières alimentées par de la biomasse. De plus, puisque la biohuile peut être stockée pendant des périodes limitées, elle peut donc être transportée sous forme liquide (densité énergétique plus élevée que la biomasse), aidant ainsi à réduire les coûts de transport.

{Site Internet, http://www.sdtc.ca/fr/knowledge/RenewableFuel-Biofuels.pdf}


          -Chanvre
" Le chanvre est la plante au monde capable de produire le plus de biomasse, seule ressource annuelle renouvelable et capable, à terme, de remplacer les carburants d'origine fossile.
Le chanvre présente un cycle de croissance court, et peut être planté après la récolte des plantes alimentaires. Chaque hectare peut produire environ 10.000 litres de méthanol. Malgré ses exceptionnelles capacités de production, le chanvre est une plante frugale qui n'épuise pas les sols : elle perd une partie de son épais feuillage pendant toute la saison et produit un terreau qui contribue à retenir l'humidité.
Le prix de revient d'une tonne de chanvre destinée à produire du carburant est d'environ 30$. L'huile tirée des graines pourrait servir à nouveau de matière première aux industriels producteurs de peintures et de vernis. L'association BACH (Business Alliance for Commerce in Hemp), basée à Los Angeles, indique que l'on compte quelques 50.000 utilisations commerciales (autres que de le fumer) pour le chanvre, toutes viables économiquement et compétitives. "

{Site Internet, http://www.chanvre-info.ch/info/fr/Utilite-du-chanvre-pour-l.html}


     -Divers
Hydrates de méthane :
Sortes de glace blanche, parfois colorée de orange, rouge, bleu ou gris, formées de molécules d'eau organisées en cages - les clathrates (du latin clatratus, encapsulé) - qui emprisonnent du méthane issu, le plus souvent, de la décomposition de matière organique par des bactéries anaérobies. 1 cm3 de clathrate fournit 164 cm3 de gaz. Composé évoqué en 1811 par Humphry Davy, chimiste britannique, qui décrit un hydrate emprisonnant du chlore ; 1er bloc d'hydrates de gaz découvert 1964 sur un champ gazier russe. Plusieurs programmes de recherches lancés dont Hydratech (projet européen lancé 2001) et Mallik (delta du Mackensie, Canada) [projet international lancé 2002]. Les gisements représenteraient l'équivalent des réserves mondiales de gaz, de pétrole et de charbon réunies.
Pile bactérienne :
Utilise la propriété qu'ont les microbes de " casser " les combustibles riches en électrons ; les électrons ainsi libérés vont vers l'anode. Pour augmenter le rendement, Peter Bennetto, chimiste anglais, ajoute un médiateur qui améliore le transfert des électrons. Sinon la pile fonctionne comme toute pile à combustible. Les " piles à combustibles microbiennes " construites à King's College contiennent 200 cm3 de culture microbienne et produisent pendant plusieurs mois, si elles sont régulièrement nourries, un courant de 2 ampères.
Bioconversion directe :
Des organismes photosynthétiques séparent l'eau en hydrogène et oxygène. On cherche à maîtriser ce processus avec végétaux (algues comme le Botryococcus braunii) pouvant fabriquer de l'hydrogène dans des conditions rentables. On trouve des hydrocarbures de faible qualité dans divers végétaux : poires, pommes, carottes, tomates, etc. (1 kg de poires produit 0,9 mg d'éthylène/jour). Rendement prévu : 8 t d'hydrocarbures à l'hectare/an/m3.

{Site Internet, http://www.quid.fr/2007/Energie/Autres_Possibilites/1}


-Un carburant à base de micro-organismes
Un récent rapport du groupe de conseil scientifique très secret Jason fait état d'un processus employant des micro-organismes pour produire des carburants, comme de l'hydrogène ou de l'éthanol en tant que produits métaboliques. " Les micro-organismes sont une grande chance pour la science énergétique, explique le rapport Jason au ministère américain de l'Energie. Ils sont plus simples que les plantes ; leurs génomes et leurs protéomes sont plus petits, et ils sont plus faciles à manipuler et à cultiver. L'énorme biodiversité des micro-organismes présente une large palette de matières premières pour l'ingénierie. Les micro-organismes secrètent déjà un grand nombre de produits métaboliques, dont certains sont des carburants utiles.
Augmenter l'efficacité de sécrétion de carburants par les micro-organismes est un défi important pour la recherche du XXIè siècle.

{Magazine, Nexus, No 49, 03-04/2007, Source : Secrecy News, no. 127, 14/12/2006 (http://www.fas.org/irp/agency/dod/jason/micro.pdf )}

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