Les Annales Akashiques – Mythe ou réalité ?

Introduction

Pendant plus de quarante ans, Edgar Cayce (1877 – 1945), en transe médiumnique, a été capable de prescrire une solution médicale pour de nombreuses maladies alors qu’il n’avait aucune connaissance en médecine lorsqu’il était à l’état d’éveil. De même, il a fourni des informations relatives à l’histoire de l’humanité et à son devenir (prophéties). Comment faisait-il cela ?

Selon lui, il lisait dans les Annales Akashiques. C’est de là qu’il puisait toutes les informations.

Ses 14000 « lectures » (c’est ainsi que sont nommées les retranscriptions de ces messages) ont été conservées par une association. Il est donc difficile pour quiconque de nier la réalité de ces messages. Par contre, il est possible de ne pas être d’accord sur l’ « origine » de ces informations.

Mais où a t’il donc puisé toutes les informations qu’il a divulguées ?

Des auteurs comme Daniel Meurois et Anne Givaudan disent également lire dans les Annales Akashiques. C’est de là qu’ils puiseraient les informations qu’ils mettent dans leurs livres. Plus de 40 livres ont déjà été écrits par eux. Comment obtiennent-ils ces informations ? Est-ce de la pure invention ou est-ce issu de ce qui est appelé les Annales Akashiques ?

Il y a également certains voyants ou médiums qui se disent capable de lire dans les Annales Akashiques pour y trouver des informations concernant les personnes qui les interrogent. En France, il y a au moins deux personnes qui font ce type de lecture : Sandrine Lovato (www.annales-akashiques.com) et Sabine Lamarche (www.akashik-channel.com). Comment font-elles pour donner des messages personnels à des gens qu’elles ne connaissent pas ? Où vont-elles chercher leur source d’information ?

Qu’est-ce que les Annales Akashiques ?

Avant toute chose, il peut être intéressant de préciser le sujet et de définir ce que sont les Annales Akashiques.

Elles seraient en quelque sorte la mémoire du temps.

Il s’agirait d’un « lieu » non matériel dans lequel tous les êtres et tous les évènements laissent une trace. Et il serait également possible d’y trouver des données sur les futurs probables (on parle de futurs probables car rien n’est écrit. Il n’y a pas de destinée. Tous les futurs possibles sont imaginables. Il y a juste des futurs qui sont « plus probables » que d’autres. Et ce sont ces futurs probables que les « voyants » disent être capable de lire).

Ce lieu pourrait être considéré comme une grande « Bibliothèque de l’Univers ».

Selon des thèses ésotériques, certains états de conscience permettraient de se « brancher » sur les Annales Akashiques pour y puiser les informations qui y sont enregistrées.

Les Annales Akashiques sont basées sur un élément qui est appelé « Akasha ».

Tout le monde connait les quatre principaux éléments (feu, air, eau et terre). Selon des traditions ésotériques, ils seraient réunis par un cinquième qui est précisément l’Akasha.

Ce dernier ne doit pas être considéré comme un élément « en plus ». Il est à la fois la synthèse et l’origine des quatre autres. Il en est l’essence et la cause…

L’Akâsha peut être considéré comme la « Matrice de l’Univers » d’où naîtrait tout ce qui existe. Il remplirait tout l’univers car il serait son « matériau » de base, son essence, son constituant, son origine.

L’Akâsha est un mot sanscrit qui peut se traduire comme « espace omniprésent ».

En mécanique quantique, il est expliqué que le « vide quantique » est un champ d’énergie qui emplit l’espace entier. Et l’état quantique serait l’état originel de la matière.

La notion d’Akâsha et de vide quantique pourraient donc être similaires. Cela pourrait être un même concept vu sur un angle différent. Le vide quantique est un terme scientifique alors que l’Akasha est un terme ésotérique. Mais tout deux semblent parler d’un même concept.

L’éther des physiciens est une manifestation de l’Akasha.

Dés 1934, Albert Einstein (1879 – 1955) disait que l’espace ne pouvait pas être vide mais était constitué de particules élémentaires appelées éther .

Nikola Tesla (1856 – 1943) précisait que toute matière provient d’une substance primordiale appelée Akâsha ou éther photophore. Et cette substance donne la vie à toutes les choses et tous les phénomènes, dans un cycle éternel.

Dans la théorie de l’Univers informé (basée sur les découvertes réalisées en mécanique quantique), tout univers nait d’un Méta Univers (aussi appelé Metavers) qui existait antérieurement à la naissance du nouvel univers et qui continuera d’exister après sa disparition. Cette notion de Méta Univers est l’équivalent de l’Akâsha. Il est omniprésent et contient la mémoire de tout ce qui existe ou a existé.

Y-a-t-il des théories scientifiques concernant les Annales Akashiques ?

Carl Gustav Jung parlait d’un Inconscient Collectif qui pourrait se définir comme étant un dépôt constitué par toute l’expérience accumulée depuis des millions d’années. Il s’agit de l’écho des événements qui se sont accumulés durant toutes les périodes.

Cette idée d’Inconscient Collectif est similaire à la notion d’Annales Akashiques.

Ruppert Sheldrake parle, lui, de champs morphiques qui seraient des régions d’influence s’étendant dans l’espace et se prolongeant dans le temps. Quand un système organisé particulier cesse d’exister, son champ organisateur disparaît du lieu spécifique où existait le système. Mais les champs morphiques ne disparaissent pas. Ils renferment une mémoire de leurs existences physiques antérieures.

Cette idée de champs morphiques est similaire à celle d’Annales Akashiques.

Comme toutes idées nouvelles, ces théories sont sujettes à controverses.

Certaines expérimentations sembleraient tout de même accréditer leur validité.

Par exemple, William Tiller, physicien et professeur en science des matériaux et en ingénierie à l’université de Stanford, conçut une boite noire qu’il essayait de « charger » avec une intention humaine. Il se rendit compte que l’intention humaine enfermée dans ses boites noires parvenait à « conditionner » les espaces où ses expériences avaient lieu. Il s’aperçut aussi que lorsque l’appareil est resté un bon moment l’effet devenait relativement permanent. Même si la boite était enlevée, l’effet était toujours présent.

Cette expérience montre qu’il existe bien une « mémoire » ou une « trace » d’une intention même sans aucun support physique.

En irradiant un échantillon d’ADN avec une lumière laser, des chercheurs ont obtenu, sur un écran, un modèle typique d’ondes. S’ils enlevaient l’échantillon d’ADN, ces ondes ne disparaissaient pas mais persistaient, sous forme de structure régulière, comme s’il y avait toujours un échantillon matériel. D’autres expériences ont démontré que ces ondes provenaient sans aucun doute, de l’ADN qui « n’était plus présent » ! Cet effet, reproductible à volonté, est appelé effet ADN-Fantôme.

Ces deux expériences montrent qu’il existe bien une « information » toujours présente même si aucune forme physique n’est présente.

Quelle est cette information ? Où est-elle stockée ? Sur quel « support » ?

Est-ce dans un inconscient collectif, dans des champs morphiques ou dans des Annales Akashiques ?

Ces trois notions, bien qu’utilisées dans des disciplines et des contextes différents, semblent parler d’une seule et même chose.

Il s’agit d’une même réalité mais perçue sous un angle et une approche différente.

Et quelque soit le nom que l’on voudra donner au « support » qui permet de stocker cette mémoire, il est difficile de nier avec des arguments scientifiques la réalité de cette « mémoire ».

Même si il reste à comprendre et à expliquer dans les détails les mécanismes en jeu dans la manière dont cette « mémoire » existe et est possible, il est difficilement justifiable de la considérer comme une croyance ou une superstition.

Il est acceptable de douter que certaines personnes soient capables de lire dans cette « mémoire » mais si un tant soit peu de recherches scientifiques étaient faites dans ce domaine (au lieu de le considérer comme impossible), il n’est pas exclu que les scientifiques puissent faire des découvertes intéressantes…

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