Evolutionnisme vs Créationnisme

En préparant un nouveau dossier, je me suis intéressé aux écrits de ceux qui se disent « sceptiques » des théories alternatives (phénomènes paranormaux ou autres).
En France, j’ai vu qu’il y a l’observatoire zetetique.
Au Québec, j’ai vu qu’il y a les sceptiques du Québec

C’est intéressant de lire des idées contraires aux miennes car cela me permet de voir certains points sur un autre angle.
Je commence à peine à étudier les articles qu’ils ont mis en ligne. Je ne peux donc pas donner un avis objectif sur ce qu’ils écrivent.

Dans le peu que j’ai lu, il y a des écrits intéressants (qui m’ont permis de relativiser certaines choses que j’avais lu ailleurs) mais d’autres qui sont plus « douteux » (ou du moins, je suis sceptique sur le fait que l’argumentation qu’ils tiennent est vraiment « rigoureuse »). De temps en temps, je me permettrai de commenter certains de leurs articles.

Pour information, j’ai vu que ce site pseudo-scepticisme.com fait également des critiques des sites sceptiques. Et tout ce que j’ai lu jusqu’à présent me semble tout à fait cohérent et probant.

J’ai voulu commencer par un sujet qui me tient à cœur, car il est le fondement de mon dernier livre.
Origine de la vie, synthèse des théories existantes, Didier Salvignol

Il s’agit des théories ayant traits à l’origine de la vie.

La zetetique ne parle pas de ces sujets (du moins, je n’ai rien vu sur leur site concernant ce thème).
Les sceptiques du Québec en parlent.
Et je vais commenter 2 de leurs articles.

Mais avant cela, j’aimerai préciser que je ne suis ni évolutionniste, ni créationniste. J’ai des idées qui englobent certains aspects de ces théories mais qui puisent également dans d’autres mouvements de pensées (par exemple, les traditions ésotériques apportent des éléments qui « me parlent »). Les théories ufologiques ont également une contribution à faire pour la compréhension complète du sujet. Et les théories de scientifiques « alternatifs » qui donnent des idées différentes des scientifiques qui sont sous les projecteurs des médias sont également intéressantes.
En bref, pour moi, la vérité n’est pas dans une manière de voir mais ne pourra être découverte que lorsque les disciplines différentes parleront entre elles au lieu de continuellement se chamailler.
Mais c’est ma manière de voir et cela n’engage que moi…

Évolution et créationnisme : Pourquoi la théorie de l’Évolution choque-t-elle?

Extrait du Québec Sceptique no 31, page 17, automne 1994

Les citations concernent les extraits de l’article. Le reste du texte concerne mes commentaires sur ces extraits…

Pauvre Darwin
Charles Darwin est considéré par la majorité des scientifiques comme l’un des grands, au même titre que Galilée, Newton ou Einstein. Alors, qui sont donc ces contestataires qui harcèlent sans relâche le vieil homme?

Charles Darwin est –en effet- un « grand homme ». Que sa théorie soit juste ou pas ne remettra jamais en question sa valeur.
Par contre il ne faut pas penser qu’il y a « une » théorie de l’évolution.
Il y a une base de réflexion fournie initialement par Darwin puis, presque autant de théorie (ou de nuances de théories) qu’il y a de théoriciens. Certaines idées fournies par Darwin ne sont plus acceptées actuellement, d’autres ont été rajoutées pour compléter sa théorie et la faire évoluer.
En parlant de théorie de l’évolution, on parle souvent de darwinisme (pour faire référence à Darwin) mais les idées de certains théoriciens sont parfois si loin des idées originelles que l’on peut se poser la question de savoir si réellement Darwin lui-même les accepterait s’il était encore vivant.
Les reproches -si il y en a- ne doivent pas être à l’encontre de Darwin, mais à ceux qui ont repris son héritage pour le « remettre à leur sauce ».
Il n’y a pas à critiquer un théoricien. On ne peut critiquer que l’argumentation de ce théoricien dans le cas où elle ne « tient pas la route »…

Pourtant, dès le départ, la théorie de l’évolution a connu un grand succès et son acceptation semblait assurée étant donné qu’elle obtenait rapidement l’approbation des savants et que les seuls contestataires semblaient se trouver parmi les ignorants, les superstitieux et les fanatiques religieux.
Cent trente années plus tard, les choses n’ont pas tellement changé sauf que la liste des opposants semble plus longue que prévu et elle contient davantage que des ignorants, superstitieux et fanatiques religieux. Par exemple, aux États-Unis, les fondamentalistes exigent que le créationnisme soit enseigné dans les écoles au même titre que l’Évolution. Toutefois, les autorités refusent, arguant que le premier est un dogme religieux alors que le second est une science. Qu’à cela ne tienne, les créationnistes ont entrepris de faire de leur foi une science.

Il est couramment enseigné que la théorie de l’évolution fait consensus parmi les scientifiques.
Pourtant, déjà en 1937, Paul Lemoine, ancien Directeur et Professeur au Muséum disait que
« Au fond, malgré les apparences, personne n’y croit plus, et l’on dit, sans y attacher autrement d’importance, “évolution” pour signifier “enchaînement”, ou “plus évolués”, “moins évolués”, au sens de “plus perfectionnés”, “moins perfectionnés”, parce que c’est un langage conventionnel, admis et presque obligatoire dans le monde scientifique. L’Évolution est une sorte de dogme auquel ses prêtres ne croient plus, mais qu’ils maintiennent pour leur peuple. Cela, il faut avoir le courage de le dire, pour que les hommes de la génération future orientent leurs recherches d’une autre façon. » (Paul Lemoine, ancien Directeur et Professeur au Muséum, Encyclopédie Française. (1937), Tome V, p. 5-82-3 et 5-82-8).

En 2000, les Professeurs George Aldhizer, Gary Johnston et Douglas Krull (membres du Sénat de Faculté, à la Northern Kentucky University (NKU) aux USA) écrivaient :
« Le livre de Pierre-P. Grassé est une attaque directe contre toutes les formes du darwinisme. Son but est de détruire le mythe de l’évolution comme phénomène simple, bien compris et expliqué, et de démontrer que l’évolution est un mystère au sujet duquel on ne connaît – et peut-être on ne peut connaître – que peu de chose. Maintenant, on peut ne pas être d’accord avec Grassé, mais on ne peut l’ignorer. C‘est le plus distingué des zoologistes français, le rédacteur des 28 volumes du Traité de Zoologie, l‘auteur de nombreuses recherches originales, et l’ex-président de l’Académie des Sciences. Sa connaissance du monde vivant est encyclopédique. » (Cité par les Professeurs George Aldhizer, Gary Johnston et Douglas Krull, dans un article publié dans The Kentucky Post, le 4 janvier 2000).77

Le 24 septembre 2001, après l’annonce d’une série télévisée sur l’évolution et des propos qui disaient : «Tous les hommes de sciences réputés reconnaissent la théorie de Darwin», la chaîne de télévision publique américaine PBS (Public Broadcoasting System) reçue une pétition d’une centaine de signatures de scientifiques qui se disaient en désaccord avec la théorie de l’évolution.
Parmi les signataires, la critique la plus virulente venait du chimiste et candidat au prix Nobel, Henry « Fritz » Schaefer, qui réprimandait les darwinistes pour « avoir adopté des types de preuves en faveur de l’évolution qu’ils n’auraient jamais acceptés en tant que scientifiques dans d’autres circonstances. »

L’Histoire aura retenu le nom de Lamarck non pas pour ses réussites, car il en a eu de brillantes, mais pour une erreur : sa théorie de l’hérédité des caractères acquis.

En 1867, Fleeming Jenkins, professeur à l’école d’ingénieurs d’Edimbourg, démontra qu’aucune espèce nouvelle ne pourrait jamais sortir de variations fortuites au moyen du mécanisme de l’hérédité communément accepté.
Car en admettant qu’un individu muni d’une variation fortuite utile apparaisse dans une population et s’accouple avec un partenaire normal, ses enfants n’hériteraient que cinquante pour cent du nouveau caractère utile, ses petits enfants n’en auraient que vingt cinq pour cent, ses arrières petits enfants douze et demi et ainsi de suite, l’innovation disparaissant comme une goutte d’eau dans l’océan bien avant que la sélection naturelle ait la chance de la généraliser.i
Cette objection amena Darwin à insérer un nouveau chapitre dans la sixième édition de l’Origine des Espèces pour y inclure l’hérédité des caractères acquis car il ne voyait pas d’autre solution.

Donc il semblerait que Darwin aussi ait intégré dans sa théorie l’hérédité des caractères acquis…

Autre article du même site:
Dix preuves de l’évolution

Pour commencer, rien que le titre comporte déjà un problème d’argumentation.
Imaginons que les 10 arguments donnés dans cet article soient vrais (bien que ce ne soit pas le cas !). Est-ce que cela donnerait une preuve de l’évolutionnisme ? Non car une théorie ne peut être prouvée que lorsque l’ensemble de la théorie est démontrée. Pas uniquement lorsque quelques éléments se trouvent vérifiés…

Voici, par exemple, ce que j’écris en introduction dans mon livre
En lisant certains articles, nous y trouvons fréquemment le mot « preuve ». Tel fait « prouve » que telle partie d’une théorie est correcte, tel autre fait « prouve » qu’une autre partie est également exacte. A la lecture de toutes ces « preuves » accumulées, j’en viendrais à penser que certaines théories sont très proches de l’ultime vérité. Mais, après une analyse un peu plus poussée sur le sujet, après avoir compris le raisonnement ayant permis d’affirmer qu’un fait « prouve » telle ou telle théorie, je me suis rendu compte que le mot « preuve » n’est pas adéquat. Parfois le raisonnement est faux ou non valable, parfois le fait peut être expliqué par une autre théorie (dans ce dernier cas, ce fait ne prouve aucune des deux théories car les deux restent valables). Parfois, le raisonnement est trompé par les apparences (nous aurons l’occasion de voir des exemples concrets dans ce livre).
Il faut donc faire très attention lorsque le mot « preuve » est employé et ne l’utiliser qu’à bon escient.

Fossiles ordonnés
Des couches géologiques plus profondes aux plus récentes, les caractéristiques anatomiques d’un même groupe d’animaux varient légèrement de façon graduelle. La taille du cheval, par exemple, s’est accrue de celle d’un petit chien (Hyracotherium : 30 cm) à celle du cheval actuel (150 cm), en 45 millions d’années. Le nombre d’orteils touchant terre est passé de quatre à un seul aujourd’hui. L’évolution progressive des chevaux est un exemple parmi des centaines d’autres.

A ce sujet, David Raup, paléontologiste reconnu mondialement et conservateur de géologie au  » Field Museum of Natural History  » jusqu’en 1994 a dit que « environ 120 ans se sont écoulés depuis Darwin, et notre connaissance du registre fossile s’est grandement améliorée. Nous comptons maintenant un quart de million d’espèces fossiles, mais la situation n’a pas beaucoup changé -ironiquement, nous avons même moins d’exemples de transition évolutive qu’au temps de Darwin. Ce que je veux dire, c’est que certains des cas classiques de Darwin sur les changements dans le registre fossile, comme l’évolution du cheval en Amérique du Nord, ont été rejetés ou modifiés une fois qu’on a eu des renseignements plus précis. »
«Beaucoup pense que la preuve principale d’une lente évolution et la transformation des espèces est démontrée par le document fossile. En réalité aucun vrai évolutionniste utiliserait les fossiles comme preuve en faveur de l’évolution» (Mark Ridley, Oxford, New Scientist, June, 1981, p.831)

«Les insectes, les rongeurs, chauve-souris, ptérodactyles et de nombreuses autres formes de vie, ne montrent pas dans le document fossile comment ils se sont développés. Ce serait une erreur de faire croire qu’ils sont des ancêtres les uns des autres»
(Gareth J. Nelson of the American Museum of Natural History)

Chaînons présents
Les fossiles intermédiaires existent. Un des exemples les plus connus : l’Archeopteryx – dont dents, griffes et queue sont clairement reptiliennes – pouvait voler avec les ailes plumées d’un oiseau. Un autre chaînon « manquant » prédit et retrouvé : le Basilosaurus, muni de quatre petites pattes inutiles pour la marche comme pour la nage ; il fait le lien entre les baleines actuelles qui n’ont pas de pattes arrière et leurs ancêtres terrestres à quatre pattes.

Un chercheur chinois estime, en s’entourant d’un luxe de précautions, avoir montré que l’archéoptéryx n’était qu’un usurpateur. C’est en étudiant le fossile, exhumé en Chine, d’un de ses cousins, grâce à des analyses fines, de savants calculs et un modèle informatique spécialisé que les chercheurs se sont aperçus que le soi-disant grand-père de la gent aviaire ne pouvait être à l’origine de cette lignée. Le mythique archéoptéryx n’était donc finalement qu’un petit dinosaure carnivore à plumes comme les autres. (source)

Le Basilosaurus est aussi controversé.

Imaginons que ces deux chaînons manquants soient réellement des vrais chaînons ? Pour que la théorie de l’évolution soit « prouvée » comme l’indique l’article, ne faudrait-il pas auparavant découvrir aussi tous les autres chaînons manquants ?

Embryons similaires
Les embryons de vertébrés (morue, poulet, humain) sont très semblables au début, mais divergent lentement à mesure qu’ils se développent, pour être de forme très différente à la naissance. Leur développement, par exemple, passe tous trois par des fentes brachiales, parfaitement inutiles pour les poulets et les humains, mais qui témoignent d’un ancêtre commun qui avait des branchies.

Ernst Haeckel (1834-1919) est à l’origine de la « loi biogénétique fondamentale » qui dit que « la série des formes par lesquelles passe l’organisme individuel à partir de la cellule primordiale jusqu’à son plein développement n’est qu’une répétition en miniature de la longue série des transformations subies par les ancêtres du même organisme, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours ».
Il a fourni des dessins montrant la ressemblance des embryons de vertébrés et ceci a longtemps été considéré comme une preuve de leur ascendance commune.
Or, ces dessins se sont avérés être des trucages.
Elizabeth Pennisi écrit que « Haeckel ne s’est pas limité à ajouter ou à enlever des organes, il a aussi joué sur la taille des embryons des différentes espèces pour montrer des ressemblances allant même parfois jusqu’à représenter certains embryons dix fois plus grands que leur taille réelle. De plus Haeckel, pour dissimuler les disparités, n’a, à aucun moment, nommé les différentes espèces et a montré une seule espèce comme étant représentative de tout un règne animal. Selon Richardson et son équipe, en réalité même chez les embryons des espèces de poissons très proches les unes des autres, il existe de très grandes disparités de morphologie et de développement. Richardson conclut que cela (les dessins de Haeckel) s’avère être l’une des plus fameuses falsifications en biologie. » (Haeckel’s Embrios : Fraud Rediscovered, par Elizabeth Pennisi, Science 5 sept. 1997).

Une fois la supercherie découverte Emst Haeckel déclara : « …il existe des centaines d’amis se retrouvant avec moi sur le banc des accusés, il existe de nombreux observateurs dignes de confiance et de biologistes de grande réputation qui, dans leurs meilleurs livres de biologie, dans leurs thèses ou encore dans leurs revues publient des falsifications semblables aux miennes, des informations douteuses, ainsi que des schémas plus ou moins falsifiés, souvent remis à jour. »

Anatomies homologues
L’anatomie des mammifères est très semblable : le bras humain et la nageoire de la baleine sont tous deux formés de 30 os et 17 articulations, dont une seule est mobile chez la baleine. Ils ont reçu d’ancêtres communs le même héritage squelettique. Toutefois, pour faire une rame de la nageoire de la baleine, l’évolution a dû figer 16 des 17 articulations du bras.

Cet argument est sans doute le plus mauvais argument que puisse utiliser un évolutionniste.

L’homologie est définie comme étant une similarité due à une ascendance commune.
C’est en étudiant leur homologie que les espèces ont été rangées par catégorie. L’homologie est donc une hypothèse et non pas une « preuve » de l’évolutionnisme.
Si l’anatomie des mammifères est semblable, c’est parce que c’est une hypothèse de l’évolution.

Depuis quand une hypothèse est elle une preuve ?

Caractères convergents
Des espèces qui ont le même mode de vie possèdent les mêmes adaptations, malgré qu’elles puissent provenir d’ancêtres très différents. Par exemple, le requin, l’ichtyosaure et le dauphin ont adopté une forme extérieure très semblable pour pouvoir se déplacer rapidement dans l’eau. Pourtant, ils sont issus d’ancêtres très différents : poissons, reptiles, mammifères. La sélection naturelle les a fait converger vers des caractéristiques adaptatives similaires.

Dire que les requins et les dauphins sont issus d’ancêtres tels que les poissons, reptiles, mammifères est là aussi une hypothèse de la théorie de l’évolution.
En quoi est-ce une preuve ?

Gènes semblables
Tous les êtres vivants (érables, huîtres, éléphants, humains) ont le même type de code génétique ; ils portent tous les mêmes
acides nucléiques ADN et ARN, et les mêmes protéines composées des mêmes acides aminés. Par exemple, notre génome serait à 98 % similaire à celui des chimpanzés, incluant de nombreuses séquences de pseudogènes identiques qui n’ont pas de fonction, mais font partie de l’héritage génétique
d’ancêtres communs aux deux espèces.

Le même argument est utilisé pour démontrer que la vie a été apportée par une civilisation extra-terrestre.

D’après le professeur Francis Crick, l’un des deux hommes qui ont élucidé la « double hélice », la structure en spirale de l’ADN, « une forme primitive de vie a été amenée sur terre par une civilisation avancée de manière délibérée. »
Selon Crick, notre ADN aurait été déposé sur terre par « vaisseau spatial » et « toute la vie sur terre est un clone dérivé d’un organisme extraterrestre unique. » C’est l’idée qu’il avait défendue publiquement dès 1973.
Crick propose deux faits en faveur de sa théorie :
1)Le code génétique est identique chez tous les êtres vivants.
2)Les organismes les plus anciens apparaissent subitement, sans qu’on puisse déceler la trace de précurseurs plus simples sur terre.

Donc est-ce une preuve de l’évolution ? ou est-ce une preuve de l’origine extraterrestre des organismes ? Ou est-ce une preuve de « rien du tout » ?
Il semblerait que ce soit un argument que chacun interprète comme cela l’arrange…

Sélection active
On peut constater la sélection naturelle en action aujourd’hui en observant des bactéries qui deviennent résistantes à nos
antibiotiques. Ces bactéries mutent constamment et rapidement.
La très grande majorité est tuée par les antibiotiques.
Une mutation providentielle permet parfois à certaines d’entre elles de survivre et de se multiplier, et elles deviennent
alors résistantes aux antibiotiques utilisés.

Pour les créationnistes, il s’agit juste d’un transfert d’information génétique (donc pas de création de nouvelles informations).

Sélection domestique
Nous avons nous-mêmes procédé, avec grand succès depuis 10 000 ans, à la sélection artificielle de loups pour les transformer
en de multiples races de chiens de compagnie, comme nous l’avons fait pour notre plus grand profit avec la vache laitière et les céréales. Les espèces peuvent évoluer; elles ne sont pas immuables.

Johann Gregor Mendel (22/07/1822 – 06/01/1884), moine et botaniste autrichien, germanophone, est communément reconnu comme le père fondateur de la génétique. Il est à l’origine de ce qui est aujourd’hui appelé les lois de Mendel, qui définissent la manière dont les gènes se transmettent de génération en génération.

Sachant que Gregor Mendel n’a jamais fait pousser ses plants de pois dans le but de produire autre chose que des plants de pois, Lloyd Pye se demande s’il est envisageable que des fermiers de l’Age de Pierre soient parvenus à transformer des herbes, grains et céréales sauvages qui poussaient aux alentours en espèces domestiquées.
Si c’est le cas, il faut admettre qu’ils n’étaient pas si « primitif » que cela.
Dans le cas contraire, l’origine de nombreuses espèces domestiques reste un mystère.
Dans les deux cas, la théorie de l’évolution est incapable de donner une explication satisfaisante.

Comme pour les plantes, la domestication des animaux s’est développée au cours des 10 000 à 5 000 dernières années. Comment ou par qui les animaux ont ils été domestiqué ?
Pour pouvoir réaliser une telle domestication les bergers primitifs auraient dû avoir la « vision » d’un « modèle final », qui aurait débuté l’élevage sachant qu’il faudrait des siècles avant de parvenir au résultat prévu.
Là aussi, la théorie de l’évolution est incapable d’expliquer ce qui s’est réellement passé.

Pour que la « sélection domestique » soit une preuve de l’évolutionnisme, il faudrait auparavant expliquer par quel moyen la sélection domestique s’est produite.
Pour le moment, à ma connaissance, cela reste un mystère…

Biogéographie révélatrice
Les différentes espèces ont une forte tendance à se grouper de façon géographique, tels kangourous et koalas en Australie,
et lémurs à Madagascar. De plus, il n’y a aucun ours en Afrique, ni aucun loup en Australie. Ces surprenantes répartitions s’expliquent facilement par le rassemblement naturel des descendants d’un ancêtre dans une région donnée, isolée par une barrière infranchissable comme un océan.

Si ces espèces avaient été créées, est-ce qu’elles ne pourraient pas non plus avoir été créées à des endroits spécifiques et pas ailleurs ?
Je ne vois pas bien en quoi la biogéographie est une preuve de l’évolution ?

Dérives continentales
Certains fossiles (Cynognatus, Mesosaurus) n’apparaissent que dans certaines bandes terrestres de l’Amérique du Sud et de l’Afrique, dont la
continuité observée implique que ces continents étaient autrefois soudés ensemble. Elles attestent de la lente dérive des continents sur plusieurs centaines de millions d’années. Cette dérive continentale de quelques centimètres par an ne peut s’être produite en si peu que 10 000 ans.

Que certains créationnistes disent que la Terre n’existe que depuis 10000 ans, pourquoi pas, mais réduire la théorie créationniste à cela est totalement faux.
Des créationnistes sont conscients que la Terre existe depuis plus de 10000 ans.

Ci-dessous les « vraies » différences de point de vue entre les théories évolutionnistes et créationnistes:

Créationnisme: La première espèce a été créée
Évolutionnisme: La première espèce apparaît par génération spontanée

Créationnisme: Les espèces ne sont pas reliées entre elles
Évolutionnisme: Les espèces sont reliées entre elles

Créationnisme: Les mutations sont négatives (car une perte d’information)
Évolutionnisme: Les mutations sont le mécanisme d’évolution

Créationnisme: Les organes ont toujours été complets mais ne sont utilisés que s’ils deviennent nécessaire
Évolutionnisme: Il y a eu évolution graduelle des organes

Créationnisme: Il existe une intelligence, une volonté qui crée les espèces
Évolutionnisme: La transformation s’effectue par la volonté des individus (transformisme de Lamarck). La transformation s’effectue par un quasi automatisme, au hasard, sans volonté (évolutionnisme de Darwin)

Créationnisme: Adaptation des espèces au milieu ambiant
Évolutionnisme: Adaptation des espèces au milieu ambiant

Créationnisme: Des espèces ne peuvent pas se transformer en d’autres espèces
Évolutionnisme: Des espèces peuvent se transformer en d’autres espèces tout au long de l’évolution

Mon dernier livre comporte des éléments de réponse sur ces sujets:
Origine de la vie, synthèse des théories existantes, Didier Salvignol

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