Et si on faisait la paix avec nous-mêmes et avec les autres ?

- (pleur)
- Qu’est-ce qui t’arrive ?
- Je suis triste !
- Ah bon, ce n’est que ça ! Je m’en vais alors…
- Eh… tu te moques de moi ! Pourquoi tu pars ?
- Moi, je me sens bien et je n’ai pas envie que tu me rendes mal !
- Tu n’es pas censé être mon meilleur ami, toi ?
- Si !
- Normalement quand on est ami, c’est pour le meilleur et pour le pire, non ?
- Oui, je sais ! Je suis ton ami pour le meilleur ! Et toi je te laisse être mon ami pour le pire ! C’est équitable, n’est-ce pas ?
- Tu te moques de moi, n’est-ce pas car ça me fait rire ce que tu dis, mais je ne sais pas comment le prendre ?
- Ne le prends pas ! Comprends-le !
- Comprendre quoi ?
- Comprends le message que j’essaye de te passer !
- Quel message ?
- Bon ! Je vois que tu ne comprends rien ! Je vais donc utiliser les grands moyens ! Prends ça ! (coup de poing dans le ventre)
- Eh… ça fait mal ! Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu es devenu cinglé ? Je vais t’en mettre un coup de poing moi aussi !
- STOOOOOPPPPPPP…
- Pourquoi Stop ? Laisse-moi te donner un coup de poing avant, et après on sera quitte ! Tu ne crois pas que tu vas t’en sortir comme ça ?
- Pourquoi veux-tu frapper un ami qui t’aide ?
- Je te croyais un ami jusqu’à aujourd’hui, mais tu viens de me montrer ta vraie nature !
- Sache que les meilleurs amis dans la vie prennent parfois l’apparence des meilleurs ennemis…
- Qu’est-ce que tu me racontes ?
- Cherche à comprendre ce qui t’arrive au lieu de juger sur les apparences !
- Quelles apparences ? Tu me frappes et il faut que je te dise merci !
- Je viens de te résumer en quelques secondes comment fonctionne la vie ! Si tu avais compris ce que je faisais lors du début de notre rencontre, je n’aurais pas eu besoin d’en venir à te frapper !
- Mais qu’est-ce que tu racontes ?
- Tu étais malheureux il y a quelques minutes ?
- Oui, et alors !
- Et alors, en quelques secondes, j’ai réussi à te faire changer cet état en colère, puis en rire, et ensuite en douleur. Est-ce que tu comprends que ton état a été changé très rapidement !
- Oui !
- Eh bien, cela signifie qu’inconsciemment tu as été capable de changer d’un état vers un autre quasi instantanément…
- Oui, et alors ?
- Et alors, quelque chose qui se fait inconsciemment peut se faire aussi de manière consciente. Et c’est ça que la vie t‘incite à faire ! Cesse de te focaliser sur un état que tu ne veux plus ! Car plus tu vas le faire, et plus tu vas t’enliser dans cet état à ne plus pouvoir en sortir ! Et dans ce cas, la vie va devoir utiliser des moyens extrêmes pour te faire changer !
- Comme le coup de poing que tu m’as donné ?
- Oui. La vie te donne des coups de poing, car tu n’écoutes pas les messages qu’elle t’envoie. La vie est ton amie. Elle te met sur ton chemin des moyens de retrouver ton chemin. Mais si tu n’entends pas ses messages ou ne les appliques pas, elle va devoir te faire souffrir de plus en plus jusqu’à ce que tu entendes ce qu’elle a à te dire ! Moins tu vas l’écouter, et plus tu vas avoir mal. Si un état d’être ne te convient pas, change-le par un autre consciemment comme tu l’as fait de manière inconsciente il y a quelques instants.
- OK !
- Alors tu sais ce qu’il te reste à faire, maintenant ?
- Oui !
- Qu’est-ce que tu vas faire ?
- Te donner un coup de poing… (coup de poing)
- Aïeeeee… OK… Tu n’as vraiment rien compris, alors ?!
- Si ! Je voulais voir ce que ça faisait de me sentir dans un état soulagé ! Je l’ai fait en pleine conscience cette fois-ci ! Et ce que tu dis, ça marche ! Je te confirme. Ça me fait du bien ! Je ne me sens plus triste maintenant, mais parfaitement soulagé !
- La prochaine fois, arrange-toi pour te soulager sur quelqu’un d’autre que moi !
- Dans ce cas, la prochaine fois, arrête de te prendre pour « la vie ». Reste les pieds sur Terre et ne te considère que comme mon ami ! Si tu te prends pour « la vie », ne t’étonne pas de recevoir toi aussi les contrecoups de ta manière d’être…
- OK… Je vois que tu assimiles vite… Nous ne sommes pas des amis pour rien… On se fait comprendre mutuellement des choses…
Tu ne crois pas que ce serait mieux si on se faisait comprendre les choses sans se faire souffrir ?
- Si ! Je crois que c’est la morale même de notre histoire… La souffrance nous fait comprendre qu’elle n’est pas nécessaire dans notre vie… C’est étonnant qu’il faille la vivre pour arriver à s’en rendre compte !
- C’est pour ça que Lao Tseu disait « mes paroles sont très faciles à comprendre et très faciles à mettre en pratique, pourtant personne dans le monde ne peut les comprendre ou les mettre en pratique »
- Juste avant, tu te prenais pour « la vie » ! Et maintenant, tu te prends pour Lao Tseu ?
- Euh… non, non…. C’était juste une phrase qui me venait en tête… Paix à toi, mon ami… (signe avec les doigts ressemblant vaguement à un P)
- C’est quoi ton signe ?
- Un « P » comme paix…
- Ah… OK… Heureusement que tu le dis, car je ne suis pas sûr que je l’aurai deviné…
- On fait ce qu’on peut ! On n’est ni la vie, ni Lao Tseu. On doit rester « nous-mêmes » et trouver notre véritable être ainsi…
- Bon, ça va… Je vois que tu as compris… La vie est simple comme un « P » comme Paix… (clin d’œil avec le signe fait précédemment par son ami)
Nous avons tous à gagner à faire la paix avec les autres et avec nous-mêmes. Alors qu’attendons-nous pour le faire ?
- Et si au lieu de parler, on montrait l’exemple ? Tu ne crois pas qu’il y a assez de gens qui font la morale sans appliquer eux-mêmes ce qu’ils disent…
Le savoir est important mais la mise en pratique est nécessaire pour que cela ait un impact sur nous…
- OK. Ne parlons plus de paix… Pratiquons là…

Texte téléchargeable au format PDF sur http://www.infomysteres.com/fichiers/la-dualite.pdf

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